Les enjeux fiscaux de l’intelligence artificielle

La nouvelle révolution numérique est en train de bousculer tous les modes de consommation de chaque ménage. Une nouvelle économie basée sur l’intelligence artificielle qui devient gratuite en termes de suivi de la création de la valeur. Ce sont les utilisateurs qui produisent eux-mêmes la valeur et il est difficile de localiser les données. Un défi pour la fiscalité qui n’arrive pas encore à trouver le bon moyen de les taxer.

Un piège pour la fiscalité

La complexité et l’évolution constante de la technologie de l’intelligence artificielle sont un casse-tête pour les gouvernements. Le potentiel est palpable, mais recueillir les données imposables s’avère être une mission encore impossible jusqu’à présent. C’est devenu le mode de consommation préféré des foyers, ils achètent presque tout en ligne. Et ces bénéfices générés sont facilement falsifiables par le commerçant. L’administration fiscale n’a pas les moyens de suivre les données qui peuvent être aussi délocalisées à tout moment. C’est une industrie qui récolte des milliards chaque année et l’administration fiscale ne reçoit que les impôts de ceux qui veulent les déclarer. Une situation qui fait perdre une somme conséquente à de nombreux États dans le monde.

Une perte de contrôle sur les machines

L’homme a créé son propre ennemi en termes d’intelligence artificielle. Les robots, les plateformes, les applications compliquées, les sites web… des produits qui deviennent difficiles à contrôler par l’État. Il n’est pas encore trouvé la solution qui peut faire payer les particuliers en créant de la valeur sur internet. La complexité des données, les mises à jour fréquentes ont été créées non pour être contrôlées par l’État, mais pour faciliter l’expérience internaute. Et même les chercheurs ont des difficultés à suivre l’évolution numérique et de l’intelligence artificielle. Certains savants affirment avoir peur de l’évolution des choses d’ici les années à venir. Ils ne contrôlent pas tout à fait les robots qu’ils ont créés, car ces derniers évoluent aussi tous les jours.

Des études en cours demandées par les États

Les États à leur niveau font tout pour trouver la solution miracle afin de ne pas perdre une miette de ce qui leur est redevable. Jusqu’à présent, le défi des chercheurs est de pouvoir suivre la valeur ajoutée produite par toutes sortes d’intelligence artificielle. Et au vu de l’évolution constante des techniques, le défi pour la fiscalité est de pouvoir obtenir le maximum d’impôts sur les entreprises privées. En revanche, la véracité des déclarations faites par ces dernières n’est pas sous contrôle. Il est facile d’en changer les données ou de dissimuler certaines conversions. La révolution industrielle a été facile à mettre en place pour l’ordre mondial. La révolution numérique quant à elle, est difficile à traiter avec les données qui se comptent par milliards et qui se trouvent un peu partout dans le monde. Les enjeux fiscaux sont énormes face à l’intelligence artificielle, une perte colossale pour la bourse de chaque Etat dans le monde.